
Le public, nouvel acteur des projets d’aménagement ?
Cet ouvrage d’Anaïs Coullange est le résultat d’un travail de recherche dans le cadre d’un Master professionnel intitulé « Collectivités territoriales et politiques publiques ». Major de sa promotion, son travail a été sélectionné pour être édité sous la forme d’un petit ouvrage d’une centaine de pages. Un format accessible au grand public qui permet de connaitre de le fruit d’une réflexion universitaire sur la question essentielle aujourd’hui de la participation des citoyens dans l’urbanisme, et les projets d’aménagement qui les concernent directement.
Mais quelle forme prend cette participation ? Quels sont les cadres juridiques qui permettent cette contribution des habitants ? S’il est en effet communément admis qu’associer les habitants aux projets d’aménagements qui les concernent directement (en particulier les écoquartiers) est quelque chose d'essentiel ; les modes d’application, notamment juridiques, de cette participation sont encore loin d’être opérationnels. La volonté politique occupe une place très importante dans la procédure de participation mise en place.
A quoi participe le public est la véritable question que pose cet ouvrage. L’expérience montre que dans la plupart des projets d’aménagement, le public n’a qu’un avis consultatif et ne participe pas à la décision finale (celle-ci appartient aux élus locaux qui ne veulent pas en être dépossédée). La définition même de la participation est floue tant les procédures sont diverses. Cet ouvrage a le mérite de les détailler et de les analyser avec beaucoup de précisons.
Anaïs Coullange interroge par ailleurs la forme que prend la participation : comment est-elle pensée et surtout comment elle intervient dans le projet d’aménagement. Son constat est que la portée de la participation du public diffère en fonction de la procédure. Bien qu’on tende aujourd’hui vers une démocratisation et une prise en compte plus sérieuse des avis du public dans les décisions, la question de la volonté du public reste encore une grande inconnue dans l’équation. Le public participant n’est pas toujours représentatif de la population concernée, et concertation rime souvent avec contestation d’un projet. Si le vide législatif sur la participation est aujourd’hui comblé, celui de l’éducation à la démocratie participative est encore à pouvoir.
Éditeur : l’Harmattan
2013Anaïs COULLANGE
(2013)
Au 143 rue Félix Pyat : Parc Bellevue, histoire d'une copropriété à Marseille 1957-2011
Dans la collection "Paroles & Histoire" des éditions REF.2C, l'histoire d'une copropriété de Marseille devenue un ghetto insalubre, ayant fait l'objet de plans de sauvegarde, et encore en mutation aujourd'hui.
Le point de vue de la rédaction eco-quartiers.fr :
Un grand nombre de témoignages, voilà ce que contient cet ouvrage dans la collection « Paroles & Histoire ». Des témoignages qui racontent de l’intérieur l’histoire de la copropriété du Parc Bellevue à Marseille depuis 1957, avec les espoirs qu’elle a suscités lorsque les habitants s’installaient, jusqu’au mal-être et la grande précarité qu’elle a abrités. L’histoire du Parc Bellevue est aussi celle de la politique de la ville, et du rôle de la puissance publique dans une telle copropriété privée, qui a expérimenté différents outils d’intervention pour tenter d’apporter des solutions aux problèmes d’insalubrité, de trafics, de marchands de sommeil, de prostitution, etc.
Au-delà des besoins pratiques urgents tels la rénovation des murs délabrés, la réparation des ascenseurs et des sanitaires, l’organisation du ramassage des poubelles qui ont trouvé des solutions ponctuelles, une partie du problème résidait dans la gestion de ces services dont les syndics ne pouvaient plus assurer le fonctionnement car les locataires ne payaient plus de charge. C’est véritablement l’organisation de la vie du quartier que se sont chargés de reconstruire les pouvoirs publics avec l’aide des associations de quartier et des habitants eux-mêmes. Si les plans de sauvegarde ont permis d’améliorer les conditions de vie des habitants du Parc Bellevue, grâce notamment à davantage de lien social, grâce à une ouverture vers la ville de ce qui était une enclave privée, l’image de ce grand ensemble a besoin de toute la volonté des habitants, d’initiatives démontrant que l’entente sociale est possible. Si la copropriété « a changé de visage, la réputation demeure ».
Ainsi, l’histoire de ce grand ensemble est à la fois unique, ce que les auteurs ont transmis grâce à un travail de contextualisation précis ; et commune à la destinée d’autres grandes copropriétés dégradées. La lecture de son histoire (et de ses histoires) est particulièrement enrichissante pour comprendre la situation des grands ensembles délaissés, et surtout, la mise en valeur du vécu permet de discuter du cadre de vie, de l’entente sociale, et de la façon dont les habitants sont acteurs de leur quartier.
Editeur : REF.2C, Recherche Edition Formation - Conseils et Conception
Collection "Paroles & Histoire"Marie d'Hombres et Blandine Scherer
(2012)
Ça bouge dans le périurbain !
Présentation de l'AUDIAR :
Réalisé par l’Audiar et l’Institut pour la ville en mouvement en collaboration avec Rennes Métropole, un hors-série de la revue urbaine Place publique consacré aux mobilités dans le périurbain vient de paraître.
S’appuyant sur des contributions d’experts et d’équipes étudiantes ayant participé au concours national « ça bouge dans le périurbain » ainsi que sur les points de vue d’élus et de personnalités de différents domaines, ce dossier montre que le périurbain peut être un espace d’innovation pour la ville de demain. Les pistes proposées sont nombreuses et très imbriquées. Elles associent à la fois des outils et dispositifs techniques nouveaux ou revisités (partage de voitures, info-mobilité…), de la solidarité et du lien social (pédibus, clubs de parents-taxi…), de l’éducation et de la formation à la mobilité, de la gouvernance entre autorités organisatrices de transport mais aussi avec l’usager devenant un « organisateur de mobilités »AUDIAR (agence d'urbanisme de l'agglomération rennaise), Institut pour la ville en mouvement
(2012)