Eco-quartiers.fr - Bibliographie

Eco-quartiers.fr : le premier espace de débat en ligne sur les éco-quartiers et la ville durable. Blog d’opinion et catalyseur d’idées, outil collaboratif et pédagogique et centre de ressources, eco-quartiers.fr s’adresse à tous ceux qui (expert ou néophyte) sont intéressés par l’urbanisme de demain.

Les CLES

  • le développement durable changera-t-il la ville

    Le développement durable changera-t-il la ville ? Le regard des sciences sociales

    Apparue sur la scène internationale à la fin des années 1980, la notion de développement durable a vite fait figure de panacée aux problèmes économiques, sociaux et surtout environnementaux de notre temps. Après avoir été intégré dans les stratégies de communication des entreprises et des gouvernements, le développement durable a fait une percée fulgurante dans les stratégies et les discours des acteurs des politiques urbaines, suscitant autant d’espoirs que de doutes quant à sa capacité à changer en profondeur les pratiques de fabrication, de gestion et de gouvernance des espaces urbains.
    En faisant appel à des chercheurs provenant d’horizons disciplinaires variés (aménagement, géographie, science politique, sociologie, urbanisme), cet ouvrage cherche à comprendre comment le développement durable a modifié le contenu et les finalités des politiques urbaines, ainsi que la gouvernance des villes. Mêlant développements théoriques et restitutions de recherches de terrain portant sur des villes européennes et nord-américaines, l’ouvrage s’attache à décrypter le contenu des politiques urbaines de développement durable, les systèmes d’acteurs qui les portent, les instruments qui permettent leur mise en œuvre, ainsi que les idéologies à l’œuvre dans la poursuite de l’« idéal » de la ville durable.
    Sans reprendre à leur compte une vision enchantée du développement durable, les auteurs qui ont contribué à cet ouvrage cherchent à prendre au sérieux les stratégies urbaines de développement durable en montrant les difficultés que les acteurs rencontrent dans leur mise en œuvre, les luttes dans lesquelles ces stratégies s’inscrivent et les limites qui sont les leurs. Les contributions qui composent cet ouvrage permettent dès lors de questionner les rapports entre le développement urbain durable, les politiques urbaines et le devenir des démocraties urbaines.

    Vincent BÉAL, Mario GAUTHIER, Gilles PINSON (dir.)
    (2012)

  • les villes et les formes serge salat

    Les villes et les formes: sur l'urbanisme durable

    Le livre Les Villes et les Formes explore une question essentielle : comment donner forme à la ville durable du futur. La morphologie y apparaît comme le levier clé de l’adaptation des villes au changement climatique. Elle accroît leur efficience en divisant, à elle seule, les consommations d’énergie par deux. Elle renforce leur résilience sur le modèle des structures de la nature, comme celles des feuilles, hiérarchisées et fortement connectées entre échelles.

    Le livre donne une dimension scientifique et mesurable à des notions essentielles de la ville durable comme la densité, la connectivité, la mixité, l’accessibilité, en explorant les qualités des tissus urbains historiques : les motifs organiques, les grilles, les transformations, l’ordre caché et les symétries fractales secrètes qui relient les échelles urbaines pour donner à la ville un ordre signifiant, humain, porteur d’intégration sociale et de diversité culturelle, appropriable par les habitants tout en étant structuré comme un écosystème.

    Le livre déploie ainsi la riche mosaïque de deux millénaires d’histoire urbaine en Orient et en Occident, en l’illustrant de 1 200 dessins, plans de villes, photographies. Il contient des milliers de résultats d’analyse originaux de centaines de textures urbaines diversifiées de Sienne ou Venise, à New York, Tokyo, Pékin, Shanghai, ainsi qu’une étude comparée du Paris haussmannien et de la Ville radieuse de Le Corbusier et une analyse spécifique des villes chinoises.
    L’ouvrage développe une méthode de composition urbaine fondée sur les qualités perceptives, le dessin des espaces publics, des places et des rues, les séquences visuelles. Il constitue les bases d’un retour à la ville comme lieu de la mémoire et de l’histoire, de la maîtrise du rapport entre tissu urbain et typologie des édifices.
    Cette recomposition des formes urbaines permet seule d’optimiser ensuite les flux de transport, d’électricité, d’eau par des distributions de Pareto, des systèmes résilients en boucles et des réseaux synergétiques décrits dans le livre avec d’importantes contributions techniques industrielles, notamment de Veolia, et un projet dessiné d’écoquartier dans la région de Shanghai. L’ouvrage propose enfin des outils nouveaux de planification, organisés en un système d’indicateurs.

    Par la richesse de ses résultats nouveaux, ses méthodes et son utilisation concrète des théories de la complexité, l’ouvrage est d’une importance essentielle pour les architectes, les urbanistes, les décideurs, et tous ceux qui veulent comprendre et agir pour la ville durable.

    CSTB - laboratoire des morphologies urbaines // Hermann éditions

    Serge Salat
    (2011)

  • Coopératives d'habitants - Méthodes et pratiques

    Coopératives d'habitants - Méthodes, pratiques et formes d'un autre habitat populaire

    Editions Bruylant, 2009, 432 p.
    Présentation par l'éditeur :
    Les coopératives d’habitants sont-elles les outils de l’abondance qui, en ce début de XXIème siècle, sauront répondre à l’échelle de notre continent européen, aux défis et aux incertitudes qui pèsent lourdement sur l’habitat populaire ? Constituent-elles la solution équitable, l’avantage rationnel (J.Rawls), en mesure de répondre au désajustement qui perdure et s’aggrave entre une offre de logements issue du secteur privé ou social et des demandeurs considérés comme "non banquables", au regard des critères établis par le marché immobilier ? S’agit-il ici pour les précaires, les chômeurs, les travailleurs pauvres, les populations migrantes et les classes moyennes désolvabilisées par la "main invisible du marché", d’une formule du troisième type ou plus précisément, d’une autre voie possible pour le logement populaire ? En dépit de données quantitatives qui demeurent modestes - pour illustration, quelques milliers de logements coopératifs en Italie depuis la fin des années 90 et quelque 60.000 logements coopératifs édifiés au Québec depuis le début des années 70 - la réinvention des coopératives d’habitants donne à voir des modes de fabrique alternatifs à la conception d’un logement populaire qui apparaît largement dépassée, tant dans sa vision quantitative et fordiste que dans son acception marchande.

    Yann MAURY
    (2011)